Je déguste à Londres et j'écris sur les bouteilles qui méritent d'être rachetées.
Le vin m'a pris en Toscane, en 2023, au cours de ce qui devait être un simple voyage professionnel. Entre Montepulciano, Montalcino et les villages alentour, j'ai goûté plus de bouteilles et de millésimes que je ne saurais en compter, et je suis rentré à Londres avec l'envie de découvrir tout le reste.
À Londres, un ami proche ne jurait que par les grands noms : Sassicaia, Latour, Margaux, Clos de Tart, DRC. J'ai participé à des dégustations consacrées à des domaines comme Rayas ou la Romanée-Conti. Certains de ces vins étaient remarquables. Mais bien souvent, le verre ne justifiait pas le prix, et je me suis demandé quelle part du prix d'une bouteille revient au vin lui-même, et quelle part à l'étiquette.
Depuis, j'ai multiplié les voyages entièrement consacrés au vin : Bandol et Cassis, la vallée du Rhône, la région du Cap. En novembre 2025, j'ai lancé le Wapping Wine Club, et certaines notes de ce site, comme celle du Toques et Clochers, sont nées de ces soirées.
Peu à peu, boire du vin ne m'a plus suffi : j'ai voulu le comprendre. J'ai passé le WSET niveau 3, obtenu avec distinction, et ma façon de déguster en a été changée. Un verre n'était plus une simple impression, mais une série de questions. Pourquoi ce chablis est-il si tendu ? Cette fraîcheur vient-elle du sol, de l'altitude, du millésime ou d'un choix fait au chai ? Que cherchait le vigneron, et y est-il parvenu ?
Ce sont ces questions qui font vivre ce site. Un vin naît d'un lieu, d'une année et d'une personne : le terroir où poussent les vignes, la météo de la saison et les choix du vigneron, de la date des vendanges à l'usage du bois, en passant par le degré d'intervention. J'essaie de comprendre les trois, et de dire honnêtement lequel s'exprime dans le verre. Je travaille dans l'analyse de données, et j'applique ici la même rigueur : je mesure ce qui peut l'être, comme le climat de chaque vignoble, et j'aborde le reste avec curiosité plutôt qu'avec des certitudes.
Ce site rassemble les vins que je rachèterais. Pas des bouteilles trophées, mais celles dont je remplirais volontiers ma cave, et celles qui méritent une grande occasion parce qu'elles valent vraiment leur prix.
Le point de départ est simple : l'étiquette et le prix en disent étonnamment peu. Ce qui en dit long, c'est l'origine : où poussent les vignes et ce que leur apportent le sol et l'altitude, qui a fait le vin et selon quelles convictions, et comment l'année s'est déroulée.
Chaque note porte donc sur un vin que j'ai dégusté moi-même, noté sur 20, avec un rapport qualité-prix évalué à part, et replacé dans son contexte : le terroir, la vinification, la philosophie de ceux qui le font, et la saison, mesurée à partir des données climatiques de ce vignoble précis plutôt que tirée d'une table des millésimes. Quand le lieu, l'année ou le vigneron expliquent ce qu'il y a dans le verre, je le dis. Quand les données contredisent l'histoire attendue, je le dis aussi.
Je publie aussi des analyses de fond, chiffres à l'appui. La première, Les millésimes chauds donnent-ils vraiment des vins plus mûrs ?, confronte plus de 54 000 notes de critiques à la météo de leur millésime.
Ce site n'a d'intérêt que si l'on peut se fier à ses notes. D'où quelques règles simples.
Sur 20, au demi-point près, avec un rapport qualité-prix évalué à part. Ma méthode en détail →