Toutes les notes reposent sur les mêmes échelles, ce qui permet de comparer n'importe quels vins du site. Voici ce que recouvre chaque chiffre.
La note ne juge que la qualité : l'équilibre, l'intensité, la complexité, la longueur et l'expression de l'origine. Le prix n'entre jamais en ligne de compte. Une superbe bouteille à 14 £ et une autre à 140 £ peuvent obtenir la même note.
Les notes sont absolues, et non relatives à une région ou à un style : un grand muscadet et un grand barolo se mesurent sur la même échelle.
Les niveaux suivent l'échelle sur 20 de Jancis Robinson : une note a ici le même sens que chez elle. Les intitulés français sont mes propres adaptations. Un demi-point reste dans le niveau inférieur : 17,5 est encore « Excellent », en haut de la fourchette.
Le rapport qualité-prix pose une autre question : le vin vaut-il son prix, au regard de ce que la même somme permet d'acheter ailleurs ? Il est évalué sur le prix que j'ai payé, en livres sterling, à la date de la dégustation.
La période pendant laquelle, selon moi, le vin se boira bien, pour une bouteille correctement conservée. Quand c'est utile, j'indique aussi l'apogée : les années où je choisirais de l'ouvrir.
Le profil du vin en bouche, représenté en radar sur chaque note. La plupart des critères comptent cinq niveaux ; l'alcool en compte trois, d'après le degré indiqué sur l'étiquette. Ils décrivent le vin sans le juger : une acidité élevée n'est pas meilleure qu'une acidité faible, tout dépend du style.
Chaque note retrace le déroulé de la saison de végétation dans le vignoble, d'avril à octobre dans l'hémisphère Nord et d'octobre à avril dans l'hémisphère Sud. Les données proviennent d'ERA5-Land, une réanalyse de la météo passée produite par le Copernicus Climate Change Service, pour la maille la plus proche du vignoble. Chaque maille mesure environ 9 km de côté et mêle donc sommets et vallées.
Chaque chiffre est comparé à la moyenne 1994-2023 du même lieu : « +1 °C » signifie un degré de plus que la normale de ce lieu, et non un vignoble plus chaud qu'une autre région.
Je ne fais le lien entre la météo et le vin que lorsque les chiffres le justifient, et je le signale quand ce n'est pas le cas. La démarche est détaillée dans Les millésimes chauds donnent-ils vraiment des vins plus mûrs ?